Tout Simplement...


Tenter d'oublier et chercher à se décrocher de ces mots auxquels on était enlacé. Et on oublie les phrases, les lettres, on ricoche. Comme dans un paradis forgé de fausses idées et de contrées lointaines. On se heurte aux autres, a l'autre, unique pudique et changeons le sens des phrases. Le plaisir, l'envie, le désir de renouveler de se retrouver puis on s'écorche. Une envie, peur panique venue d'un ailleurs pour éprouver l'extase. L'avoir pour quelques temps trouvé. C'est un sens auquel on échappe, un peu curieux, anesthésié. Alors on cherche un autre poison, on ne voit que la peinture, pigmentée de ses autres textures. Et nous perdons dans la lumière les formes arrondies d'une colonne, cachée par les courbes lisses granuleuses de ta peau. D'un ange qui entre tes lèvres chaudes a son doigt immiscé. Comme un passage à l'intérieur, éphémère. Tes deux mains agrippées à ce drap satin dans le silence de caresses frissons, simplement dérangés de ton souffle envoûtant. Au fil de l'espace et du temps on se sent étrange, on se dérange. Je tisse, esquisse des toiles et comme aspiré j'entre à l'intérieur. Perdu et émerveillé à la fois, emprisonné de ses mailles fines et froides je vogue sur un ruisseau éphémère. Longue leçon d'amour partagée à la découverte de contours et au détour de formes douces et humides nous nous sommes endormis...

Ark…

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