Le souffle chaud du désert, ma emporté dans cette vallée
Au fin fond d’un univers oublié, là ou la mer s’en est allée.
Sur ce sol gris de poussière inerte jonché d’anciens coquillages
Gisent d’énormes carcasses comme des radeaux venus du large.
Perdu au milieu de ce dédale je fouille en vain dans ma mémoire
Les yeux fermés, comment ais-je pu arriver là dans cet univers noir.
De cette immensité terne à l’horizon émergent des arbres bleus
Nourris de toute la couleur du ciel, ils sont devenus le triste aveu.
Là haut, il n’est plus qu’un champs de vide d'ou l’air s’est enfui
Le néant a remplacé l’image de nos rêves tombés au fond d’un puit.
Des larmes pétrifiées sèchent contre le mur d’un quai abandonné
Ces traces de pas laissées en guise de signature d’une terre délaissée
Comme une fuite vers laquelle se dirige tout droit le temps qui passe
Et qui cherche en vain dans tous les recoins l’ombre qui s’amasse.
Rien ne subsiste, comme si un terrible séisme avait gommé les âmes
D’une immense vague déferlante d’un océan asséché par ce drame.
Imaginez un monde sans monde dans lequel nous errons perdus
Sans but à la conquête d’un idéal que nous ne verrons jamais plus.
Ark…

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